Visite du Groupe Interparlementaire d’Amitié France-Brésil

Trois sénateurs français sont arrivés ce lundi (16/07) au Brésil, pour rencontrer des interlocuteurs dans plusieurs états du pays, notamment Minas Gerais et Rio de Janeiro.

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La sénatrice du Val-de-Marne et présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Brésil, Laurence Cohen et les sénateurs Louis-Jean de Nicolay (Sarthe) et Georges Patient (Guyane Française), membres du groupe interparlementaire, sont arrivés au Brésil le lundi 16 juillet.

À São Paulo, Le Groupe a participé à des échanges avec Eloisa Arruda, Secrétaire Municipal aux Droits de l’Homme de la ville de São Paulo et visité le centre d’accueil de réfugiés dans le quartier Bela vista. Ils ont pu aussi rencontrer les membres du mouvement des travailleurs sans-toit. Un débat a été organisé, en collaboration avec Paula Sacchetta, documentariste et réalisatrice du film « precisamos falar do Assédio », sur la thématique du harcèlement.

Pour en savoir plus sur la visite à São Paulo.

À Brasília, les sénateurs ont été reçus par le Ministre de l’environnement, Edson Duarte et ont participé à plusieurs réunions avec des représentants de la société civile, d’entreprises et de plusieurs niveaux du pouvoir public.

Dans l’état du Minas Gerais

Ensuite, le groupe s’est rendu dans l’état de Minas Gerais où ils se sont rendu à Mariana suite à la récente catastrophe provoquée par la rupture du barrage de l’entreprise Samarco. Les sénateurs ont aussi eu l’occasion de connaître la première filiale brésilienne de l’école française de commerce Skema, et de visiter la ville d’Ouro Preto, ville historique du XVIIIème siècle, classée comme patrimoine mondial par l’Unesco.

Dans l’état de Rio de Janeiro

Rencontre avec le Général Braga Netto

Le groupe interparlementaire d’amitié entre les deux pays s’est entretenu avec le Général Braga Netto, responsable de l’Intervention de l’armée sur la sécurité dans l’état fluminense. Le Général a rappelé que l’intervention militaire est une intervention de gestion et que l’armée intervient en renfort des forces de police, afin que celle-ci puissent travailler efficacement. Concernant l’assassinat de l’ex-conseillère municipale Marielle Franco, le représentant des forces armées a rappelé que l’enquête est en cours et avance rapidement.

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Rencontres auprès d’ONG dans le complexe de favelas de la Maré

Les sénateurs se sont ensuite rendus au complexe de favelas de la Maré à la rencontre de plusieurs ONG : Observatorio de Favelas, Redes da Maré et Instituto Maria e João Aleixo.

L’Observatorio de favelas, créé il y a 17 ans, a présenté plusieurs de ses projets sur des thèmes aussi diversifiés que la photographie (Imagem do povo), la lutte contre les discriminations raciales et de genre, la formation aux métiers de la communication, la promotion de la culture dans les périphéries, notamment.

L’Instituto Maria e João Aleixo, créé il y a 2 ans d’une initiative conjointe de l’Observatorio de favelas, Redes da Maré et l’ONG Pro Mundo, a pour objectif de conduire des recherches sur le thème des périphéries auprès de chercheurs et partenaires du monde entier (Inde, Australie, Suisse, France, Angleterre, Ecosse, Afrique du Sud...). Le résultat de leur travail est notamment la parution de la revue Periferia, édité en 5 langues notamment en français.

Découvrez la revue Periferias de L’Instituto Maria e João Aleixo : www.revistaperiferias.org

L’année dernière, l’institut a organisé avec l’aide du Consulat Général de France à Rio de Janeiro, un rassemblement de plusieurs dizaines de pays ayant abouti à la rédaction du "manifeste des périphéries", rédigé en concertation avec les représentants des différentes institutions présentes.

Vous souhaitez lire le Manifeste des périphéries :

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La rencontre s’est poursuivie auprès de l’ONG Redes da Maré, dont l’objectif est d’agir localement auprès des habitants de la localité fournissant divers appuis sur des thèmes aussi variés que : l’éducation, la santé et la culture.

Les sénateurs ont notamment pu découvrir deux initiatives de cette organisation : le centre d’art de la Maré et la Casa das mulheres.

Dans le centre d’art, le groupe interparlementaire d’amitié France Brésil a pû rencontrer la chorégraphe Lia Rodrigues qui revient tout juste d’une tournée d’un mois dans une dizinae de villes françaises pour présenter le spectacle May B interprété par plus d’une quinzaine de jeunes danseurs professionnels de la Maré. Lia en a profité pour remercier la France pour l’appui qui lui a été offert depuis plus de 15 ans et permettant d’offrir à ces jeunes danseurs des perspectives professionnelles et des expériences uniques.

La délégation a déjeuné à la Casa das mulheres, où les femmes de l’entreprise sociale "Maré de Sabores" avaient préparé de délicieuses spécialités culinaires régionales. Parmi les projets qui ont lieu dans cette maison des femmes, plus de 600 femmes ont été formées à la gastronomie en 5 ans et la première promotion de femmes assistantes coiffure vient d’être diploméês de ce programme créé en partenariat avec le Groupe L’Oréal.

Cocktail en l’honneur de la délégation

A l’occasion de cette visite, le Consul Général de France à Rio de Janeiro, a convié plusieurs représentants d’associations, de la communauté française et des partenaires brésiliens à venir rencontrer les sénateurs et discuter avec eux des thèmes importants pouvant les concerner. Ce fut pour la Présidente du groupe, la sénatrice Laurence Cohen, l’occasion de rappeler la richesse de cette mission au Brésil, des rencontres et entretiens qui ont été organisés et de l’importance des relations entre les deux pays.

Petit déjeuner avec les entreprises françaises et rencontre autour du thème de la sécurité publique

Les sénateurs ont eu l’occasion de s’entretenir avec les représentants de plusieurs grandes entreprises françaises du secteur des énergies renouvelables. Les entreprises ont fait part de leur activité et ont pu discuter de la règlementation de ce secteur extrêmement dynamique au Brésil.

Sur le thème de la Sécurité publique à Rio de Janeiro et au Brésil, le groupe interparlementaire a rencontré Michele Dos Ramos de L’institut Igarapé ainsi que Aline Lima et Miguel Borba de l’Institut des Politiques Alternatives pour le Cône Sud (PACS). Ces think tanks ont pu faire part de leur analyse concernant les politiques de sécurité publique au Brésil, leur efficacité et les pistes d’améliorations. L’institut Igarapé a notamment fait part de son Agenda Rio Seguro, présentant 25 mesures qui devraient selon eux être prises par le prochain gouverneur de l’état dans les 100 premiers jours de son mandat. Les représentants du PACS ont quant à eux présenter les résultats de leur étude "militarisation du quotidien : un héritage olympique".

publié le 25/07/2018

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